Luce Langis

Chroniqueure culturelle

L’OSM présente « Le romantisme, selon Chopin et Brahms » : Douceur, nostalgie et légèreté…


En ce 30 avril 2026, sous la baguette de l’impressionnante et dynamique cheffe d’orchestre australienne Simone Young, l’OSM a présenté un concert tout en douceur, en romantisme et en élégance, dans une Maison symphonique remplie jusqu’au dernier balcon….

Les mélomanes présents à ce concert y étaient pour se laisser bercer par le plus célèbre compositeur romantique, Frédéric Chopin. Ce Concerto pour piano et orchestre no. 1 en mi mineur a été composé et joué par Chopin lui-même, en 1830, alors qu’il n’avait que 20 ans! Ce fut l’un de ses concerts d’adieu, avant son départ de Pologne, pour un long séjour à Vienne.

La pianiste Yulianna Avdeeva

Cette œuvre au long cours, d’une durée de 45 minutes, a été interprétée par l’excellente pianiste Yulianna Avdeeva, récipiendaire de la médaille d’or du Concours international de piano Chopin en 2010.

Quelle vibrante interprétation, qui nous a laissés sans voix! Ces doigts qui courent sur les notes, interprétant cette œuvre exigeante, virtuose, qui demande autant de sensibilité que de dextérité, et ce, dans fléchir durant 45 minutes… Tout cela nous a fortement impressionnés! Cette fabuleuse pianiste concertiste donne des récitals à Vienne, à Tokyo, à Berlin, à Varsovie, à New York, en Asie et à Montréal. Quelle chance nous avons eue de l’entendre!

Ce concerto est composé de trois mouvements : l’Allegro maestoso, le Romanze – larghetto et enfin, le Rondo – vivace. Chopin a décrit ainsi son deuxième mouvement : « Elle n’est pas destinée à produire un effet puissant ; c’est plutôt une Romance, calme et mélancolique, donnant l’impression d’un regard tendre porté sur un lieu qui évoque mille souvenirs heureux. C’est une sorte de rêverie au clair de lune par une belle soirée de printemps. » Et c’est bien ce que nous avons cueilli en nous-mêmes, ce soir-là…

Deuxième partie : Brahms : Quatuor pour piano et cordes no.1, op. 25, en sol mineur.

Le Quatuor pour piano et cordes no.1, op. 25, en sol mineur est un quatuor pour violon, alto, violoncelle et piano, écrit par Johannes Brahms en 1861, à Hambourg. Il fut joué au piano la première fois par Clara Schumann, la muse de Brahms. Il est intéressant de noter que Clara Schumann fut compositrice et pianiste prodige, l’unique interprète féminine à être parvenue à rivaliser de son vivant avec les hommes les plus éminents du XIXe siècle.

En 1937, Arnold Schoenberg entreprend l’orchestration de cette pièce. Reconnu pour ses arrangements personnalisés, il fait appel à un orchestre beaucoup plus vaste que celui auquel Brahms destinait ses symphonies.

C’est ainsi que, lors de la représentation du 30 avril dernier, l’OSM avait déployé tous ses musiciens sur la scène, pour rendre dans toute son ampleur et sa complexité, ce qu’on a appelé « La Cinquième symphonie » de Brahms.

Et BRAVO à ces deux femmes exceptionnelles!

Crédit photos : Gabriel Fournier

https://www.osm.ca



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