Il serait vraiment difficile – voire impossible – de faire mieux que ce qui nous a été présenté par l’Orchestre philharmonique et chœur des mélomanes (OPCM), en ce 10 mai dernier, à la Maison symphonique de Montréal.
C’était tout simplement extraordinaire! Tout était tellement généreux, grand et génial que nous en sommes ressortis remplis de bonheur et même d’un ver d’oreilles joyeux…
Cet opéra de Puccini, d’une durée de 2 heures quinze minutes, comprenant 2 pauses de 15 minutes, a été créé en 1926, et présenté pour la première fois à la Scala de Milan. Puccini a écrit cet opéra de 3 actes et 5 tableaux sur un livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni, d’après la comédie de Carlo Gozzi, intitulée également « Turandot ».
Le concert
Dans ce concert, nous retrouvons sur scène l’Orchestre philharmonique au grand complet, dirigé par Francis Choinière, avec près de 100 musiciens sur scène et 2 chœurs : celui de l’OPCM et celui des Petits chanteurs du Mont-Royal. La scène était donc remplie à pleine capacité, et les trompettes étaient même placées au balcon, afin de donner encore plus de puissance à leur jeu. La salle aussi avait répondu à cette formidable invitation : elle était remplie jusqu’au 3ème balcon.
On ne peut pas parler « d’orgie de sons », tellement c’était beau, grand et en harmonie, mais on peut certainement parler de magnifique puissance, de grandeur et de plénitude – à donner des frissons – lorsque tous ces instruments et voix jouent à l’unisson. C’est de puissance, de grandeur et de solennité qu’on parle ici!

Turandot
Les solistes qui représentaient les personnages de l’opéra sont Marcy Stonikas (Turandot), Andrew Haji (Calaf), Sydney Baedke (Liù) et Colin Ramsey (Timur).
Du côté de l’Empereur, on avait John Mac Master (l’Empereur), Mikelis Rogers (Ping), Spencer Britten (Pong), Sam Champagne (Pang) et Matthew Li (Mandarin).
Les sous-titres, en haut de la scène, nous aident à suivre l’histoire et nous tiennent en haleine.

L’histoire, très résumée…
La princesse Turandot est la fille de l’Empereur de Chine, dans un Moyen-Âge fictif. Cette dernière ne souhaite pas se marier et est très cruelle avec tous les prétendants : elle leur impose 3 énigmes, qu’ils doivent réussir pour obtenir sa main et le trône de Chine. S’ils échouent, c’est la décapitation. Tous les prétendants avant Calaf ont subi ce sort.
Seul Calaf résoudra les 3 énigmes. La main de Turandot lui appartiendra donc. Après avoir quand même refusé ce mariage, elle finira par se laisser amadouer par Calaf, l’aimera et se mariera.
Pour connaître l’histoire en détails, cliquez sur ce lien.
NDLR : La mélodie du 3ème acte m’était étrangement très connue. En réfléchissant, je me suis aperçue que c’était la même que la chanson de Martine St-Clair : « Ce soir, l’amour est dans tes yeux »… Pourtant, cette musique a toujours été attribuée à Claude-Michel Schöngerg… sans que personne ne fasse le lien…
Crédit photos : Tam Lan Truong
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