Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, UN!! Et c’est parti! La fusée à production de nuages qui nagent et de lutins qui galopent est arrivée et ne nous a pas privés, une fois de plus – pour notre plus grand bonheur – de tous ses personnages plus fous que nature… Et on en redemande.
Et lorsque cet imaginaire croise celui de Maestro Nagano et de son grand orchestre l’OSM, cela donne des frissons de plaisir, des cascades de rires et des montagnes de bonheur! C’est ainsi que Fred Pellerin, avec son nouveau conte « L’Inopinée conception », nous a fait vivre l’un des plus beaux après-midis du temps des Fêtes! Son fidèle admirateur et complice des tout débuts, Kent Nagano, souriait et rigolait lui aussi, sa baguette magique à la main, à chacune des fantaisies oratoires de notre célèbre Caxtonien. (Il serait parent avec l’une des sectes les plus brillantes des humoristes martiens que je n’en serais pas surprise…)

C’est ainsi que, du 17 au 20 décembre, après 6 représentations à guichets fermés à la Maison symphonique, on a calculé que près de 12,000 personnes se sont dilaté la rate à souhait!
Fred Pellerin, descendant direct du premier assistant lutin du Père Noël, Gilbreth (chef des lutins, (ndlr), s’en est donné à cœur joie durant toute l’heure et demie que durait le spectacle.
Soudés à nos fauteuils, les yeux écarquillés d’enfants de 5 ans, nous l’écoutions religieusement, hypnotisés, attendant de savoir « si le dé roulerait ou non » et quelle serait la suite de cette conception inopinée du village…

En attendant le prochain chapitre, son lutin complice, Maestro Nagano, nous transposait en musique la suite du conte. C’est ainsi que nous avons pu entendre les magnifiques pièces de Wagner, de Hindemith, de John Adams, de Berlioz, de Brahms, de Zakharava et – cerise sur le sundae – le magnifique Hymne à la Joie, de Beethoven. Oui! Parce que ce conte avait une belle finale heureuse… Nul besoin d’aller vérifier dans les registres de St-Élie-de-Caxton!…
En rappel, Fred Pellerin a voulu conclure cet exceptionnel moment de partage en chantant « Amène-toi chez nous » (Jacques Michel), accompagné, bien sûr, par tout l’orchestre.
Au centre de cette superbe grande salle remplie jusqu’au troisième balcon, une énorme boule de Noël tournait de tous ses feux au-dessus de nos têtes, illustrant les dires de Fred Pellerin.

Au fait, pourquoi y avait-il, un moment donné, des spermatozoïdes qui tournoyaient sur la grosse boule?
Cherchaient-ils l’issue de l’inopinée conception?
https://www.osm.ca/fr/musicien/kent-nagano


