Communiqué de presse / Pour diffusion immédiate Le Salon du livre de Montréal dévoile la liste préliminaire du Prix littéraire Janette-Bertrand 10 œuvres fortes qui ouvrent le dialogue sur des enjeux de société essentiels Montréal, le mercredi 16 septembre 2026 — Le Salon du livre de Montréal révèle aujourd’hui les 10 titres retenus pour la liste préliminaire de la troisième édition du Prix littéraire Janette-Bertrand. Bénéficiant du soutien de Télé-Québec et de la SODEC, ce prix vise à promouvoir l’ouverture à l’autre et l’inclusion et reconnaît le rôle des œuvres littéraires québécoises et de la francophonie canadienne dans l’avancement d’enjeux de société tels que l’égalité des sexes, l’autonomie des femmes et la lutte contre les violences de genre. La remise du prix aura lieu le 25 novembre 2026 au Palais des congrès de Montréal, en présence de Madame Janette Bertrand et de Madame Pauline Marois, qui préside le jury pour une troisième édition. « Je suis très fière de présider le jury pour cette troisième édition du Prix littéraire Janette-Bertrand qui met en lumière des œuvres qui abordent de front des enjeux de société, qui donnent une voix à des réalités trop souvent tues et qui nous invitent à regarder le monde autrement. Le jury a été profondément interpellé par les 10 titres retenus, tous distinctifs par leur sujet, leur regard et leur façon de bousculer les idées reçues. Des enjeux souvent très difficiles, tels que les violences sexuelles, la solitude des femmes, le deuil ou encore les traumatismes de l’enfance, mais qui nous concernent collectivement et qui méritent d’être nommés, questionnés et discutés. Les délibérations ont été particulièrement riches et engagées, témoignant de la diversité, de la force et de la qualité des titres en lice », affirme Pauline Marois, présidente du jury. Dévoilement des 10 titres toujours en lice Voici les 10 titres de la liste préliminaire retenus par le jury : Bon marché de Stéphanie Michaud, publié chez les Éditions Hashtag, réunit onze nouvelles autour d’une épicerie fictive où se croisent des femmes marquées par l’anorexie, le deuil, l’infertilité, la monoparentalité, l’agoraphobie ou la violence. À travers des gestes et objets du quotidien, le recueil révèle des vies féminines invisibles, rappelant que les apparences trompent et que le bonheur n’a pas de définition unique. Cindy_16 de Louis-Daniel Godin, publié chez La Peuplade, suit un narrateur qui apprend la mort de Marc-Alain, un homme avec qui il a vécu à dix-sept ans, alors que celui-ci en avait trente-sept. Il revisite cette relation en découvrant les crimes de cyberprédation dont Marc-Alain s’est rendu coupable sous le pseudonyme « Cindy_16 ». Par une écriture elliptique, le roman explore l’emprise, la honte et les zones grises du traumatisme et du désir. Crue de Jean-Paul Eid et Claude Paiement, publié chez La Pastèque, met en scène Germain Cliche, cinéaste québécois célébré dont le dernier film est finaliste aux Oscars, mais dont le nom figure aussi sur une liste d’accusations d’agressions sexuelles. En écho au mouvement #MeToo, la bande dessinée explore la mécanique de l’impunité et interroge la complicité collective face au silence entourant une icône. Fille-mère d’Ingrid Falaise, publié chez Libre Expression, raconte l’histoire de Marie, une jeune fille de quatorze ans qui découvre qu’elle est enceinte à l’aube de la Révolution tranquille. Envoyée dans un couvent, on lui arrache son nom, sa dignité et finalement son enfant. Inspiré de faits vécus, le roman met en lumière la honte comme instrument de contrôle social et tend vers une guérison collective pour les victimes de ce système. Implosion de Laurence Florisca Rivard, publié chez Héliotrope, suit le bouleversement vécu par la mère, le meilleur ami et l’amoureuse d’un jeune joueur de tennis dénoncé publiquement par trois femmes pour agression sexuelle. Sans jamais donner la parole à l’accusé, l’histoire explore le déni, la complicité silencieuse et les mécanismes sociaux qui permettent aux violences sexuelles de se perpétrer. Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur de Véronique Marcotte, publié chez Québec Amérique, entrelace trois voix féminines : une narratrice en retrait dans les bois, aux prises avec un traumatisme d’enfance et en rémission d’une dépendance; Jade, une mère en fuite avec son fils; et l’inspectrice Lefèvre, qui enquête sur un double meurtre tout en portant son propre secret. Entre polar et autofiction, ce roman féministe refuse de réduire ses personnages à leur statut de victimes. Les orphelines de Sophie Bienvenu, publié chez Le Cheval d’août, raconte l’histoire d’Elsa, qui rend visite à son amie Magda et lui révèle enfin ce qui s’est passé lors de la mort de sa nièce, un an plus tôt. Au fil de sa confession, Elsa revient sur une enfance marquée par l’abandon et l’inceste et tisse sa trajectoire à celle de Magda, séparée des siens durant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce roman, la sororité devient le chemin de la reconstruction. Longtemps, se taire de Sylvie Laniel, publié chez les Presses de l’Université de Montréal, est un récit autobiographique fragmenté dans lequel l’autrice, psychologue de soixante-treize ans, brise pour la première fois le silence sur les violences sexuelles subies depuis l’enfance, notamment de la part d’un oncle et d’un prédateur installé dans sa famille lors de l’Expo 67. Organisé en « séances », le récit tisse mémoire traumatique, réflexion féministe et parole retrouvée, entre le silence imposé et la reconstruction de soi. Nous serons un village au cœur de la ville de Florence Sara G. Ferraris, publié chez Atelier 10, est un essai qui démontre comment le modèle de banlieue d’après-guerre a été conçu pour maintenir les femmes dans la sphère domestique, leur imposant ce que l’autrice nomme une « taxe rose ». Alternant chapitres analytiques et scènes autobiographiques, l’ouvrage propose de repenser nos villes en milieux de vie plus inclusifs, favorisant l’entraide et l’autonomie des femmes. Tout cela m’appartient de Virginie Chaloux-Gendron, publié chez les Éditions du Boréal, retrace sur près de dix ans l’histoire d’amour de l’autrice avec le père de son fils, la violence qui a fini par structurer leur vie commune, puis le long processus de dénonciation et la lourdeur des démarches judiciaires qui en découlent. Par une écriture fragmentée et poétique, ce récit devient acte de survie et de réappropriation de la parole. Un jury renouvelé pour cette troisième édition du Prix Cette année encore, le Prix littéraire Janette-Bertrand peut compter sur un jury composé de personnalités engagées et passionnées de littérature. La présidente du jury Madame Pauline Marois, chancelière de l’UQAM et première ministre du Québec (2012-2014), est épaulée par Jeanne Boivin, diplômée en Arts, lettres et communication du Cégep Lionel-Groulx et étudiante au baccalauréat en littératures de langue française à l’Université de Montréal, ainsi que par Philippe Fortin, enseignant en littérature au collégial. Pour cette troisième édition, le jury accueille également deux nouvelles membres, Marie-Claude Leduc, travailleuse sociale et gestionnaire chevronnée, qui possède une vaste expérience dans le réseau de la santé et des services sociaux du Québec, et Jessica Lubino, médiatrice interculturelle et professionnelle en équité, diversité et inclusion, ainsi que présidente du Conseil interculturel de Montréal depuis janvier 2025. Lauréat du Prix 2025 : L’été de la colère d’Elizabeth Lemay Rappelons que parmi les cinq titres finalistes de l’année dernière, c’est l’œuvre d’Elizabeth Lemay qui s’est vue décerner le Prix en présence de Madame Janette Bertrand pour son œuvre coup de poing L’été de la colère, publiée par les Éditions du Boréal, à l’occasion de la grande soirée d’inauguration le 19 novembre 2025. Les cinq titres finalistes du Prix littéraire Janette-Bertrand seront dévoilés fin octobre. Le titre lauréat sera dévoilé le 25 novembre prochain lors de la remise du Prix au Palais des congrès de Montréal. Le Salon au Palais : du 25 au 29 novembre 2026, au Palais des congrès de Montréal. Le Salon dans la ville : du 13 au 29 novembre 2026, à travers le Grand Montréal. À propos du Prix littéraire Janette-Bertrand Créé en novembre 2023 par le Salon du livre de Montréal et les Productions Jacques K. Primeau, le Prix littéraire Janette-Bertrand vise à promouvoir l’ouverture à l’autre et l’inclusion et reconnaît le rôle des œuvres littéraires québécoises et de la francophonie canadienne dans l’avancement d’enjeux de société tels que l’égalité des sexes, l’autonomie des femmes et la lutte contre les violences de genre. Il est assorti d’une bourse de 5 000 $ et bénéficie du soutien de Télé-Québec et de la SODEC. Le premier titre lauréat fut Toronto jamais bleue (Leméac) de Marie-Hélène Larochelle et le deuxième fut L’été de la colère (Éditions du Boréal) d’Elizabeth Lemay. À propos du Salon du livre de Montréal Autour d’une communauté d’amoureux·ses du livre et de lecteur·rice·s en devenir, la mission première du Salon est de promouvoir le livre et le plaisir de la lecture comme biens culturels dans la société québécoise. Le Salon du livre de Montréal valorise le rôle essentiel des auteur·rice·s, des créateur·rice·s et des artisan·e·s dans le milieu du livre et contribue ainsi à faire rayonner la diversité de la production éditoriale régionale, nationale et internationale. – |