Afin de souligner les 50 ans de la sortie de l’album Neiges, d’André Gagnon, l’Orchestre métropolitain et son chœur ont mis tout leur savoir, leur cœur et leur créativité pour rendre ce concert des plus fabuleux et immortels qui soient.
La scène, toute parée de papiers enguirlandés et de joyeuses décorations, telle l’enveloppe d’un cadeau, était fin prête à nous offrir le merveilleux concert qui allait suivre. Et quel cadeau!
La première partie du concert était exclusivement dédiée à l’album Neiges d’André Gagnon. Un immense piano double à queue trônait au centre de la scène. Tout autour et derrière, l’Orchestre et le Choeur métropolitains se déployaient en harmonieux gradins.
La jeune cheffe, Léa Moisan-Perrier, qui dirigeait l’OM pour la première fois, releva haut la main ce défi de taille. Sa direction, toute de finesse, de grâce, de souplesse et de fermeté, put rendre toutes les finesses des arrangements mélodiques de François Vallières. Et quels arrangements! A la ligne déjà bien élaborée d’André Gagnon, François Vallières sut apporter toutes les fioritures, développements mélodiques et arrangements délicats, afin que chaque instrument pût y participer. Cela en fit un spectacle musical éblouissant.

Les deux pianistes, Julie Lamontagne et Rousso, exécutèrent à 4 mains, avec grande maîtrise et brio la musique unique et très particulière d’André Gagnon, dont les particularités pianistiques n’étaient pas toujours écrites selon les normes habituelles.
Dans ce tourbillon de neige et de vent, on pouvait voir, d’une fenêtre en campagne, les flocons danser et tourbillonner autour des maisons et dans les champs immenses. D’autres fois, on pouvait les voir descendre, majestueusement, tout endimanchés, dans un Menuetto du dimanche… André Gagnon a fait de Neiges un hymne à nos hivers québécois. Sa pièce « Neiges », par sa ligne mélodique répétée, s’enflant à l’infini, a su exprimer l’immensité et la pureté du territoire, lorsque tout est blanc et silence.
André Gagnon était un musicien québécois bien ancré dans le terroir. C’est pourquoi il a composé des pièces issues de notre patrimoine culturel. Telles sont Dédéthoven inspiré par Beethoven, sa Chanson pour Renée Claude ou son Petit concerto pour Carignan et orchestre, dédié au meilleur violoneux du Québec, Jean Carignan.
Le violoniste-violoneux David Boulanger a ravi la foule, en exécutant « Petit concerto pour Carignan et orchestre » et « Concerto trad pour David Boulanger ». Spontanément, nos pieds se sont mis à giguer et nos mains à battre la mesure, atavisme culturel inscrit dans nos gènes depuis des centaines d’années…
En deuxième partie, l’Orchestre métropolitain a voulu faire revivre, par quelques pièces symboliques du Temps des Fêtes, des souvenirs précieux et impérissables.
Chefs de chœur : Julie Dufresne, Pierre Tourville
Soulignons la collaboration de l’équipe d’éclairagistes, qui prirent part pleinement au spectacle, par leur inventivité et leur créativité sans bornes des effets lumineux, ajoutant ainsi un effet ludique et souvent humoristique au concert.
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