Communiqué de presse
Le dos de Suzanne
Une pièce sur l’attachement, le legs familial et la relation complexe entre une mère et son fils Montréal, le 27 août 2026 – Entre autofiction et invention, Gabriel Charlebois Plante, entouré de ses fidèles complices de Création Dans la Chambre, continue de creuser le sillon de l’inquiétante étrangeté, en plaçant cette fois un récit intime au cœur de son œuvre : Le dos de Suzanne, qui sera présenté du 30 septembre au 18 octobre au 4’SOUS. Dans une mise en scène d’Odile Gamache, la pièce met en vedette Louise Bombardier, Richard Fréchette et Jean Marchand. Navigant entre le drôle et le tragique, entre l’absurde des mécanismes familiaux et la gravité de ce qui se joue, ce dernier interprète le personnage du fils qui observe les événements autant qu’il les vit. « J’ai voulu écrire une pièce sur la mort de ma mère, mais avant que ça arrive. À travers le personnage de Zandré, c’est une façon de dire à ma mère que je l’aime avant sa mort. Le public sera avec lui, dans cette compression du temps. […] Je serais tellement content que les hommes viennent voir ce spectacle afin qu’ils puissent se questionner sur leur lien d’attachement à leur mère. » — Gabriel Charlebois Plante, auteur Résumé du spectacle
Un fils regarde sa mère jardiner sous le soleil chaud de l’été ; une image reflétant tout l’amour inconditionnel et fondamental qui les traverse. Mais cet amour ne parvient pas toujours à se dire. Les mots restent coincés et trouvent un autre passage : dans la nourriture, ses excès, tout ce qui peut prendre la place du langage. Dans la volonté de le voir heureux, elle lui prépare autant de toasts aux pêches, de lait aux bananes, de popcorn au sirop de maïs qu’il le souhaite – autant de façons de dire « je t’aime ».
Le dos de Suzanne s’intéresse finalement moins à la mort qu’à ce que nous faisons du temps qu’il nous reste. À ces héritages invisibles que nous recevons de nos parents. Aux blessures que nous assimilons, que nous reproduisons parfois, et dont nous essayons à notre tour de prendre soin. C’est dans cet espace, entre ce qui se transmet et ce qui reste indicible, que la pièce trouve aussi sa forme. Pour Odile Gamache, qui signe ici sa première mise en scène depuis Le Magasin, le défi de raconter cette histoire s’est imposé naturellement. « À la lecture de ce texte, il y avait tellement de moments forts, tellement d’éléments poétiques. L’écriture de Gabriel appelle le théâtre et c’est ça qui m’a donné un élan. »
À travers ce spectacle, l’équipe essaie de répondre à cette question toute simple, mais peut-être la plus difficile de toutes : comment dire à sa mère qu’on l’aime? Le dos de Suzanne, c’est le dos qui accueille les angoisses, les non-dits, la culpabilité de ne pas trouver les mots. Et c’en est complètement bouleversant. Le dos de Suzanne 30 septembre au 18 octobre
Une production de Création Dans la Chambre en coproduction avec le Théâtre français du CNA en collaboration avec le Théâtre de 4’SOUS
Texte Gabriel Charlebois Plante Mise en scène Odile Gamache Interprétation Louise Bombardier, Richard Fréchette et Jean Marchand Assistance à la mise en scène et régie Claudie Gagnon Conception de décor Félix-Antoine Boutin Conception des éclairages Julie Basse Conception des costumes Cynthia St-Gelais Musique Christophe Lamarche-Ledoux Dramaturgie Émilie Martel Directrice de production Claudie Gagnon Directrice technique Juliette Papineau-Holdrinet Stagiaire Simon Thibaud Gabriel Charlebois Plante est auteur et metteur en scène, reconnu pour ses œuvres théâtrales audacieuses et poétiques. Diplômé en écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada en 2015, il reçoit le prix Gratien-Gélinas pour Histoire populaire et sensationnelle. Parmi ses œuvres marquantes figurent Sur l’apparition des os dans le corps et Cette colline n’est jamais vraiment silencieuse, cette dernière ayant remporté le prix du meilleur spectacle de la critique 2024 de l’AQCT. Son travail explore les formes inattendues du théâtre, entre humour, étrangeté et réflexion philosophique. Le dos de Suzanne est son tout premier texte monté au Théâtre de 4’SOUS. © Alice Moreault Odile Gamache est conceptrice de décors et scénographe sur les scènes montréalaises. Diplômée de l’École nationale de théâtre du Canada en 2013, elle cofonde la compagnie Création Dans la Chambre, où elle collabore notamment avec Gabriel Charlebois Plante à la direction artistique. Elle signe depuis la scénographie de nombreux spectacles, dont Toutes choses au 4’SOUS, J’aime Hydro, Surveillée et punie et Le poids des fourmis, pour lequel elle reçoit le prix Françoise-Graton en 2020. Dernièrement, elle crée Le Magasin avec Philippe Cyr, grand succès présenté tour à tour au Prospero puis repris à Espace GO et au Périscope. © Sandy Hogue À PROPOS DE CRÉATION DANS LA CHAMBRE Création Dans la Chambre est une compagnie de création en arts vivants qui recherche l’intime partout : dans les objets, la nature, la lumière et l’invisible. Ses spectacles questionnent la représentation et explorent des formes qui tissent des liens entre l’intime et le spirituel, le politique et l’existentiel. La compagnie conçoit ses œuvres dans une pensée collective, où chaque discipline contribue à la dramaturgie et à l’invention du spectacle. Sa direction artistique et générale est portée notamment par deux conceptrices (Julie Basse et Odile Gamache), aux côtés de créateur·rices issus de l’écriture, de la mise en scène, de l’interprétation et de la dramaturgie (Gabriel Charlebois Plante, Félix-Antoine Boutin et Émilie Martel). |