Luce Langis

Chroniqueure culturelle

Prix littéraire Janette-Bertrand : les cinq titres finalistes sont maintenant connus!


   
Communiqué de presse / Pour diffusion immédiate
Les cinq titres finalistes du Prix littéraire Janette-Bertrand 2026
sont maintenant connus! Montréal, le 15 octobre 2026 – Le Salon du livre de Montréal annonce aujourd’hui les finalistes de la troisième édition du Prix littéraire Janette-Bertrand, avec le soutien de Télé-Québec et de la SODEC. Sélectionnées parmi les dix titres de la liste préliminaire annoncée en septembre dernier, ces œuvres se démarquent tant par leur qualité littéraire que par leur capacité à questionner, bousculer et faire réfléchir. Les cinq auteur·rice·s des titres finalistes retenus participeront à une table ronde sur les thèmes essentiels abordés dans leurs œuvres le 15 novembre à la Grande Bibliothèque (BAnQ). Le Prix sera remis à l’auteur·rice du livre lauréat le 25 novembre prochain au Palais des congrès de Montréal, lors d’une cérémonie en présence de Madame Janette Bertrand et de Madame Pauline Marois, présidente du jury.   Les œuvres finalistes sont :    Cindy_16 de Louis-Daniel Godin, La Peuplade   Implosion de Laurence Florisca Rivard, Héliotrope    Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur de Véronique Marcotte, Québec Amérique   Longtemps, se taire de Sylvie Laniel, les Presses de l’Université de Montréal   Tout cela m’appartient de Virginie Chaloux-Gendron, les Éditions du Boréal     Les visages qui composent le jury du Prix
       Cette année encore, le Prix littéraire Janette-Bertrand peut compter sur un jury composé de personnalités engagées et passionnées de littérature. La présidente du jury, Madame Pauline Marois, chancelière de l’UQAM et ancienne première ministre du Québec (2012-2014), est épaulée par Jeanne Boivin, diplômée en Arts, lettres et communication du Cégep Lionel-Groulx et étudiante au baccalauréat en littératures de langue française à l’Université de Montréal, ainsi que par Philippe Fortin, enseignant en littérature au collégial.

Pour cette troisième édition, le jury accueille également deux nouvelles membres, Marie-Claude Leduc, travailleuse sociale et gestionnaire, qui possède une vaste expérience dans le réseau de la santé et des services sociaux du Québec, et Jessica Lubino, médiatrice interculturelle et professionnelle en équité, diversité et inclusion, ainsi que présidente du Conseil interculturel de Montréal depuis janvier 2025.

Les commentaires du jury sur les cinq œuvres finalistes de cette troisième édition du Prix littéraire Janette-Bertrand : Cindy_16 de Louis-Daniel Godin, La Peuplade Cindy_16 sensibilise aux dangers de l’exposition numérique, de la naïveté instrumentalisée et de la prédation en ligne. D’une grande actualité, le roman rejoint particulièrement les préoccupations des adolescent·e·s en les confrontant aux risques liés aux identités trompeuses, aux mensonges et aux violences qui peuvent se dissimuler derrière les écrans. Le livre amène également à s’interroger sur des questions troublantes: à partir de quand une relation amoureuse devient-elle abusive? Quelle place le désir occupe-t-il dans les zones troubles où se côtoient séduction, transgression, innocence, amour et crime? L’absence de relations sexuelles suffit-elle à écarter l’idée d’une violence ou d’une emprise? Et, au cœur de ces ambiguïtés, ai-je été une victime? Autant de questions qui invitent à réfléchir aux frontières parfois floues entre désir, manipulation, consentement et victimisation. Extrait :  « Je dois utiliser un seul pronom pour parler de ces deux personnes que j’ai été, qui ont été moi, à vingt ans d’intervalle; une personne avec laquelle je suis plutôt à l’aise, moi, et l’autre qui me gêne, m’embête, me fait honte, lui, l’adolescent. » p. 223   Implosion de Laurence Florisca Rivard, Héliotrope Implosion propose une réflexion saisissante sur le vertige que l’on ressent lorsqu’une personne de notre entourage est soupçonnée d’avoir commis un crime sexuel. Comment réagir lorsque l’homme que l’on croit connaître se retrouve soudain associé à une accusation qui bouleverse toutes nos certitudes? Et si l’on s’était trompé depuis le début? Joueur de tennis renommé, Jean-Sébastien apparaît tour à tour comme un ami attentif, un amant séduisant, un compagnon admirable ou un homme violent, dominé par ses pulsions. À travers les regards de celles et ceux qui l’entourent, le roman fait vaciller les certitudes et installe un doute qui contamine peu à peu les relations les plus intimes. Qui est Jean-Sébastien derrière les images contradictoires qu’il renvoie? Peut-on aimer quelqu’un sans voir ce qu’il est capable de faire? Avec une tension qui ne cesse de croître, Implosion explore la fragilité de la confiance et le moment où tout ce que l’on croyait savoir sur quelqu’un menace de s’effondrer. Extrait :  « Je dois d’abord absorber le coup. Être la mère de Sébastien n’a jamais été facile, mais cette fois, l’incompréhension et le choc sont trop grands. Et j’ai manqué d’indices pour anticiper cette commotion qui traverse violemment nos existences. Je ne veux pas croire que c’est à la une des journaux. Le scandale de l’heure. Ils disent que j’ai mis au monde un agresseur. Mon fils. »  p. 13   Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur de Véronique Marcotte, Québec Amérique Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur est un polar féministe coup de poing qui frappe par la banalité avec laquelle les sévices sexuels peuvent survenir. À travers une histoire sombre et profondément humaine, ce thriller retrace trois destins de femmes entrelacés et met en lumière des réalités aussi troublantes que contemporaines : viols, relations toxiques, abus et violence. Leurs histoires se rejoignent autour d’une même réalité : des situations d’abus sous l’influence de l’alcool, la drogue ou des médicaments. Chacune porte ses blessures et ses silences, mais aussi sa propre manière de composer avec ce qu’elle a vécu. Porté par une intrigue policière saisissante, le roman conjugue violence, meurtres et enquête tout en faisant une place essentielle à la solidarité, à la sensibilité et à la bienveillance entre les femmes. Une histoire dérangeante, mais qui laisse entrevoir, au-delà de la douleur, une possibilité de reconstruction et une véritable lueur d’espoir. Extrait :  « Parce que j’ai besoin de comprendre pourquoi, pendant plusieurs années et particulièrement durant ma trentaine, j’ai donné à certains hommes la permission de me mépriser. » p. 19   Longtemps, se taire de Sylvie Laniel, les Presses de l’Université de Montréal, collection Les salicaires Longtemps, se taire est avant tout un livre qui libère la parole. À 73 ans, l’autrice retrace son parcours, de l’adolescente à la jeune adulte, de la psychologue à la femme d’âge mûr, et revient sur son expérience de victime. Avec un regard féministe, Sylvie Laniel raconte les relations toxiques, la domination et les agressions qui ont marqué sa vie. À travers ce récit, elle donne ainsi une voix à celles, enfants, adolescentes et femmes, qui n’ont pas pu parler, qui n’ont pas été entendues ou qui n’ont pas été crues.  La force du livre réside aussi dans sa manière de montrer les conséquences psychologiques à long terme des agressions sexuelles. Ce récit est profondément personnel, mais sa portée dépasse largement l’histoire d’une seule femme ou d’une seule génération. Un témoignage nécessaire sur le silence, la mémoire et la possibilité, enfin, de prendre la parole. En mettant des mots sur ce qui a longtemps été tu, l’écriture devient un geste de réappropriation, de réparation et de transmission. Extrait :  « J’ai conscience que rares sont les écrits sur les agressions sexuelles vécues il y a plus de soixante-six ans. Rares sont les femmes de mon âge qui ont écrit à ce sujet et qui ont le bagage professionnel pour en analyser les retombées sur toute une vie. Rares sont les psychologues qui osent dévoiler ainsi, publiquement, leur vie personnelle. » p. 141   Tout cela m’appartient de Virginie Chaloux-Gendron, les Éditions du Boréal Tout cela m’appartient explore la réalité intérieure des victimes de violence conjugale. L’autrice s’intéresse notamment à la peur paralysante qui peut empêcher une victime de partir, répondant ainsi à la question souvent posée : « Pourquoi es-tu restée? » À travers son propre vécu, elle montre que rester peut devenir une question de survie plutôt qu’un choix. Le récit accorde également une place importante à la reconstruction. La narratrice raconte comment elle réapprend peu à peu à ressentir, à accomplir les gestes du quotidien et à retrouver des moments de bonheur. Cette dimension, souvent moins abordée dans les récits sur la violence conjugale, permet de mieux comprendre le chemin qui suit la sortie de la relation. Cette expérience personnelle est portée par une écriture poétique, forte et touchante. Le style accessible, porté par des images puissantes, fait ressentir l’expérience vécue plutôt que de simplement l’expliquer.  Extrait : « “Pourquoi est-elle restée aussi longtemps?” Voilà une question que plusieurs se posent lorsqu’ils apprennent qu’une personne de leur entourage vit ou a vécu de la violence conjugale. Si la réponse était simple, nous serions toutes à l’abri. » p. 99   Une rencontre avec Madame Janette Bertrand, les auteur·rice·s des titres finalistes et les membres du jury, dont sa présidente Madame Pauline Marois, aura lieu le dimanche 15 novembre, à 13 h à l’auditorium de la Grande Bibliothèque (BAnQ).

Chacun·e des auteur·rice·s lira un extrait de son livre. Une table ronde sur les grands thèmes de leurs œuvres suivra, animée par Madame Pauline Marois, présidente du jury, et Marie Grégoire, présidente-directrice générale de BAnQ. Les membres du jury seront également présent·e·s. Le livre lauréat sera dévoilé le 25 novembre 2026 au Palais des congrès de Montréal.

Un Prix qui fait résonner les enjeux de société
Créé en novembre 2023 par le Salon du livre de Montréal et les Productions Jacques K. Primeau, le Prix littéraire Janette-Bertrand, ouvert à tou·te·s, vise à promouvoir l’ouverture à l’autre et l’inclusion et reconnaît le rôle des œuvres littéraires québécoises et de la francophonie canadienne dans l’avancement des enjeux de société tels que l’égalité des sexes, l’autonomie des femmes et la lutte contre les violences de genre.  Rappel des règlements  Le Salon au Palais : du 25 au 29 novembre 2026, au Palais des congrès de Montréal Le Salon dans la ville : du 13 au 29 novembre 2026, à travers le Grand Montréal
    – 30 – À propos du Prix littéraire Janette-Bertrand Créé en novembre 2023 par le Salon du livre de Montréal et les Productions Jacques K. Primeau, le Prix littéraire Janette-Bertrand vise à promouvoir l’ouverture à l’autre et l’inclusion et reconnaît le rôle des œuvres littéraires québécoises et de la francophonie canadienne dans l’avancement d’enjeux de société tels que l’égalité des sexes, l’autonomie des femmes et la lutte contre les violences de genre. Il est assorti d’une bourse de 5 000 $ et bénéficie du soutien de Télé-Québec et de la SODEC. Le premier titre lauréat fut Toronto jamais bleue (Leméac) de Marie-Hélène Larochelle et le deuxième fut L’été de la colère (Éditions du Boréal) d’Elizabeth Lemay.
  À propos du Salon du livre de Montréal Autour d’une communauté d’amoureux·ses du livre et de lecteur·rice·s en devenir, la mission première du Salon est de promouvoir le livre et le plaisir de la lecture comme biens culturels dans la société québécoise. Le Salon du livre de Montréal valorise le rôle essentiel des auteur·rice·s, des créateur·rice·s et des artisan·e·s dans le milieu du livre et contribue ainsi à faire rayonner la diversité de la production éditoriale régionale, nationale et internationale.   Source : Salon du livre de Montréalhttps://roy-turner.com/


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