| PHÉNOMENA DÉVOILE SA 15e ÉDITION Une première programmation signée Gaétan Paré Phénomena a quinze ans. Toujours libre. Indomptable. Indiscipliné. |
| © Luc Beauchemin |
| Montréal, 3 septembre 2026 — Du 3 au 22 octobre 2026, Phénomena convie le public à retrouver ce qu’il connaît, puis à s’aventurer vers ce qu’il ne connaît pas encore. Pour cette première programmation à la direction artistique des Filles électriques, Gaétan Paré choisit de préserver ce qui fait de Phénomena un festival unique : sa liberté, son étrangeté et son irrévérence. Une édition qui fait aussi place à de nouvelles voix et qui s’aventure là où les marges se fabriquent, se déplacent et se rencontrent aujourd’hui. |
| « C’est ma première programmation et c’est terriblement excitant. J’hérite d’un festival avec une histoire riche, des soirées iconiques et un public fidèle. Je n’avais aucune envie de tout bouleverser. J’avais plutôt envie d’être curieux·e : de ce que je ne connais pas encore du festival et de ce qui tisse son ADN, mais aussi de ce qui nous résiste et des artistes qui refusent les chemins tracés. Et surtout, j’avais envie de partager cette curiosité avec le public. » — Gaétan Paré, direction artistique et générale |
| Des classiques, et de nouvelles voix Le festival s’ouvre avec la 5e Parade phénoménale, toujours en collaboration avec la Fée Patsy Van Roost. Célébration inclusive et non commerciale, la parade investira le boulevard Saint-Laurent au rythme des fanfares, des artistes et des créatures qui composeront ses différents cortèges. Nouveauté cette année, le premier Camp d’été phénoménal a permis à des enfants de créer leurs propres costumes afin de prendre part à la parade. Grande nouveauté : la fête se poursuivra avec une séance de danse en ligne menée par Spurs! Autre rendez-vous iconique : le Cabaret DADA. Les habitué·es retrouveront une soirée qu’iels connaissent, mais traversée de nouvelles voix. Pour son premier DADA, Gaétan Paré propose Échec et DADA — le cabaret du déclin, animé par le duo Pleurer Dans’ Douche, (Geneviève Labelle et Mélodie Noël Rousseau). Une célébration de celles et ceux qui ratent, déraillent et refusent. DADA ne réparera pas le monde, encore moins le sauvera. Puisque nous avons perdu, faisons autre chose! |
| Le légendaire Cabaret féministe pas gentil du tout V prend lui aussi son titre au sérieux. La colère sera au centre d’une soirée réunissant notamment Emna Achour, Maya Cousineau Mollen, Rébecca Déraspe, Rodnie Désir, Debbie Lynch-White, Jennifer Manning, Alexandra Pierre, Thérèse St-Gelais, Lise Vaillancourt et à l’animation, Pénélope Jolicoeur. Cabaret féministe, oui. Mais surtout pas gentil. Et puisque le cabaret est une forme qui ne cesse de se réinventer, CUNT – Charmingly Unhinged Naughty Theatrics, sous la direction artistique de Dinaïg Stall, rassemble drag, burlesque, marionnettes et performance avec Bijuriya, HercuSleaze, Uma Gahd, Joy Rider, Kajol, Kuya Atay, Engelbert von Ficken et Hildegarde von Ficken. |
| La communauté s/Sourde au centre de cette édition Cette 15e édition accorde une place importante aux artistes et aux publics s/Sourds. Phénomena présentera d’abord le bilan de Regards culturels en LSQ (langue des signes québécoise), projet de médiation ayant réuni dix personnes de la communauté s/Sourde autour d’une dizaine de sorties culturelles, de discussions critiques et de commentaires filmés en LSQ et diffusés en ligne. À la Cinémathèque québécoise, Perspectives sourdes : on tourne ! proposera, pour une 3e année, une sélection de films commissariée par Emilie Pelletier. Point culminant de cette programmation : LSQ en cabaret, coproduit le MAI – Montréal, arts interculturels, en collaboration avec Shirley Yu et son Agence S, (qui représente des artistes s/Sourd·es). Rap, poésie, magie et autres pratiques s’y rencontreront dans un cabaret multidisciplinaire mettant la LSQ au premier plan. Une soirée pensée à partir de la culture s/Sourde et rendue accessible au public entendant. |
| Des rencontres qui déplacent les disciplines À La Chapelle, une soirée double accueille notamment LiY, trio musical formé de Laurence Dauphinais, Christian Lapointe et Simon Stephens. Trip-hop, électro, pop expérimentale, texte, voix et images de Sabrina Ratté s’y rencontrent dans une proposition qui refuse de choisir son territoire. Joël Lavoie ouvre la soirée avec ses Fragilités, une traversée musicale en territoire apocalyptique. |
| En partenariat avec la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, Phénomena accueille également moe clark et misti and the in-between, groupe de tambours à deux-esprits (2Spirit), ainsi que Golden Rez Dog, premier solo du danseur nêhiyaw Marcus Merasty. Doté d’une présence physique et scénique exceptionnelle, Merasty convoque une figure à la fois familière, fantomatique et mythologique : celle du chien du rez, survivant, errant et témoin silencieux des mémoires du territoire. La poésie est toujours un des “must” à Phénomena. Avec 3 créations novatrices Québec-Bordeaux, Rhizome et la Maison de la poésie de Bordeaux réunissent six artistes, dont la poète Camille Readman Prud’homme, en trois duos où poésie, musique électronique, performance et arts numériques se frottent et inventent de nouvelles formes. À la Sotterenea, dada et thomas font dialoguer poésie, chant et vidéo dans une création construite à distance entre le Québec et la France, autour de la consolation et de la réparation. Avec ONDE, coproduction Québec–Italie librement inspirée des Vagues de Virginia Woolf, Le festival accueille une œuvre immersive et sonore autour d’un sujet auquel on accorde trop peu d’espace : l’amitié. Les amitiés qui durent, celles qui se brisent, celles qui disparaissent abruptement et même celles qui n’ont jamais eu lieu. Présentée en après-midi et destinée à un public familial, une représentation sera également rendue accessible aux personnes aveugles et malvoyantes grâce à Danse-Cité. |
| Le corps, le risque et l’infini Pour ses derniers jours, Phénomena sort de son quartier général et investit trois nouveaux lieux : Espace Transmission, Antispace et le Club Soda. Du studio d’artiste à la grande salle de spectacle, le festival élargit son territoire. À Espace Transmission, le chorégraphe coréen Kidows Kim, établi en France, présente High Gear, une performance puisant dans le manga et ses représentations du corps. Kidows Kim partage la soirée avec Clara Furey, qui révèle au public une forme courte issue d’un nouveau processus de création. Musique jouée en direct, corps, jeu et pique-nique : un chantier ouvert, fragile et en transformation. À Antispace, le studio de Nien Tzu Weng, Nate Yaffe s’aventure avec le musicien Ben Grossman du côté de la mystique juive et de la méditation kabbalistique. Yaffe mêle expérimentation, musique et corps en mouvement dans une tentative aussi humoristique qu’improbable d’occuper l’infini du monde. Pour la première fois, le festival entre au Club Soda pour sa soirée de clôture avec l’iconique musicienne Marie Davidson. Une dernière soirée pour le festival. Une dernière date pour la tournée City of Clowns. |
| À propos du Festival Phénomena Phénomena est un festival interdisciplinaire qui offre une tribune et un laboratoire aux artistes inclassables, atypiques et avant-gardistes, qu’ils soient émergents ou confirmés. On y présente des artistes qui questionnent leur discipline et cherchent à expérimenter de nouvelles formes. Phénomena est aussi un espace pour les artistes hors normes qui revendiquent leur différence, qu’elle soit raciale, corporelle, d’identité de genre ou capacitaire. |

