Luce Langis

Chroniqueure culturelle

đŸŽŒ Sous la loupe du 3 octobre : ThĂ©o Ould, accordĂ©on


L’art des mĂ©tamorphoses musicales

Théo Ould, accordéon
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Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours
27 Novembre Ă  19h30     La transcription occupe une place centrale dans l’univers de Johann Sebastian Bach. Loin d’ĂȘtre un simple exercice de copie, elle relevait d’un art d’assimilation et de recrĂ©ation. Bach transposait pour clavecin des concertos de Vivaldi, réécrivait pour orgue des Ɠuvres destinĂ©es aux cordes, ou encore adaptait ses propres piĂšces Ă  de nouveaux contextes. Par ce travail, il explorait la substance musicale au-delĂ  de l’instrument, convaincu que l’essence d’une Ɠuvre rĂ©sidait dans sa structure et son discours, plus que dans sa couleur sonore d’origine. L’approche de ThĂ©o Ould s’inscrit dans cette tradition. L’accordĂ©on, par sa capacitĂ© Ă  soutenir des lignes polyphoniques, Ă  modeler le souffle comme un orgue portatif devient un partenaire idĂ©al pour donner une nouvelle vie au rĂ©pertoire classique en gĂ©nĂ©ral et Ă  celui du baroque en particulier. Cette dĂ©marche trouve un prolongement naturel dans l’exploration d’autres univers musicaux. Les Ɠuvres d’Astor Piazzolla mĂȘlent l’hĂ©ritage du tango Ă  l’exigence classique. Villa-Lobos, avec sa Bachianas Brasileiras ná”’ 4, rend hommage Ă  Bach en le faisant dialoguer avec les couleurs du BrĂ©sil, tandis que Guastavino, dans ses Cantos Populares, puise dans les traditions populaires argentines pour en rĂ©vĂ©ler la poĂ©sie. ThĂ©o Ould souligne ainsi la continuitĂ© d’un mĂȘme geste : unir la rigueur du langage classique et la vitalitĂ© des musiques populaires dans l’esprit vivant de la transcription.   PRENEZ VOS BILLETS   Anecdote: Quand Piazzolla a dĂ» se battre pour ĂȘtre pris au sĂ©rieux!

Astor Piazzolla, formĂ© Ă  la musique classique auprĂšs de Nadia Boulanger Ă  Paris, rĂȘvait d’écrire des Ɠuvres « sĂ©rieuses ». Mais lorsqu’il prĂ©senta Ă  sa professeure ses compositions dans le style nĂ©oclassique, Boulanger les trouva correctes mais fades. En revanche, quand il osa jouer un de ses tangos au bandonĂ©on (cousin de l’accordĂ©on), elle s’exclama : «VoilĂ  ton vrai visage ! Ne l’abandonne jamais.»   Fun fact: Le premier accordion Ă  5 touches C’est en 1829 qu’on trouve pour la premiĂšre fois le terme accordĂ©on, ou plutĂŽt «accordion» qui reste encore aujourd’hui le nom anglais. L’invention est attribuĂ©e Ă  Cyrill Demian, un facteur de piano et orgues en Autriche. À l’époque, le tout premier accordĂ©on n’a que 5 touches, qui produisent des sons diffĂ©rents suivant que l’on tire ou pousse. La main gauche, elle, ne joue pas mais est simplement dĂ©diĂ©e Ă  la gestion du soufflet.   Notre sĂ©lection musicale autour de ThĂ©o Ould.
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    Histoire et musique   Des instruments inattendus Le cĂ©lesta, rendu magique par TchaĂŻkovski dans Casse-Noisette ; le glassharmonica, dont Mozart et Beethoven se sont emparĂ©s ; ou encore le saxophone, invitĂ© par Bizet dans L’ArlĂ©sienne et par Ravel dans son orchestration chatoyante. MĂȘme la wind machine de Richard Strauss Ă©voque avec fracas les tempĂȘtes dans son impressionnante Symphonie alpestre !

On associe souvent la musique classique aux cordes, aux vents et aux grandes formations orchestrales. Pourtant, certains instruments inattendus, aux cĂŽtĂ©s de l’accordĂ©on, ont trouvĂ© leur place dans ce rĂ©pertoire, parfois avec Ă©clat.    Les artistes du festival font une apparition au Off-Bach, en marge de leur concert officiel au Festival Bach !
Gratuit et sans rĂ©servation au prĂ©alable     Consultez en ligne l’ensemble de la programmation du festival :   PROGRAMMATION 2025     The Art of Musical Metamorphoses

ThĂ©o Ould – accordion
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Notre-Dame-de-Bon-Secours Chapel
November 27, 7:30 pm     Transcription occupies a central place in the universe of Johann Sebastian Bach. Far from being a simple copying exercise, it was an art of assimilation and recreation. Bach transcribed Vivaldi concertos for harpsichord, rewrote works for strings for organ, and adapted his own pieces to new contexts. Through this work, he explored the musical substance beyond the instrument, convinced that the essence of a work resided in its structure and discourse, more than in its original sound color.

ThĂ©o Ould‘s approach falls within this tradition. The accordion, with its ability to sustain polyphonic lines, to shape the breath like a portable organ, becomes an ideal partner for giving new life to the classical repertoire in general and to the baroque repertoire in particular. This approach finds a natural extension in the exploration of other musical universes. The works of Astor Piazzolla blend the heritage of tango with classical demands. Villa-Lobos, with his Bachianas Brasileiras No. 4, pays homage to Bach by making him dialogue with the colors of Brazil, while Guastavino, in his Cantos Populares, draws on Argentine popular traditions to reveal their poetry.
ThĂ©o Ould thus highlights the continuity of the same gesture: uniting the rigor of classical language and the vitality of popular music in the living spirit of transcription.   BUY YOUR TICKETS   Anecdote: When Piazzolla had to fight to be taken seriously
  Astor Piazzolla, trained in classical music with Nadia Boulanger in Paris, dreamed of writing « serious » works. But when he presented his neoclassical compositions to his teacher, Boulanger found them correct but bland. On the other hand, when he dared to play one of his tangos on the bandoneon (a cousin of the accordion), she exclaimed: « That’s your true face! Never abandon it. »   Fun fact: The first accordion with 5 keys.
  It was in 1829 that the term « accordion » was first found. The invention is attributed to Cyrill Demian, a piano and organ maker in Vienna, Austria. At the time, the very first accordion had only 5 keys, which produced different sounds depending on whether you pulled or pushed. The left hand did not play, but was simply dedicated to managing the bellows.   Our musical selection for ThĂ©o Ould.
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    History and Instruments   Unexpected instruments The celesta, made magical by Tchaikovsky in The Nutcracker; the glass harmonica, which Mozart and Beethoven took up; or the saxophone, invited by Bizet in L’ArlĂ©sienne and by Ravel in his shimmering orchestration. Even Richard Strauss’s wind machine forcefully evokes storms in his impressive Alpine Symphony!
Classical music is often associated with strings, winds, and large orchestral formations. However, some unexpected instruments, alongside the accordion, have found their place in this repertoire, sometimes with brilliance.   Festival artists make a special appearance at Off-Bach, alongside their official concert at the Bach Festival!
Free admission, no reservation required.     Have a look at the program on our web site :   2025 PROGRAM     PARTENAIRES – PARTNERS  


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