L’Ensemble Caprice a ouvert sa saison 2026-27 avec l’œuvre majeure de Mozart, La flûte enchantée, en version concert. Cette œuvre légère, mais non pas frivole, a été comme une salve de canon lançant des fleurs…
En effet, en ce soir du 10 septembre, les auditeurs de la Maison symphonique ont vécu tout un enchantement, avec la production impressionnante de l’Ensemble Caprice et de l’Ensemble ArtChoral, tous deux dirigés par le fondateur et sympathique chef d’orchestre Matthias Maute.

La réputation de ce dernier n’est plus à faire. Lauréat de deux prix JUNO, flûtiste, compositeur, créateur des Ensembles Caprice et ArtChoral en 1989, chef d’orchestre et de chœur, Matthias Maute et son orchestre ont sillonné les pays de quatre continents, en plus d’enregistrer plus de vingt albums de musique classique et baroque. L’Ensemble de musique baroque Caprice joue sur des instruments d’époque, ce qui lui donne sa couleur et sa texture toutes particulières…en plus, bien sûr, de la personnalité unique, colorée et amusante de son chef.

La flûte enchantée, créée en 1791 à Vienne, sur un livret d’Emanuel Schikaneder, est le dernier opéra que Mozart a composé. Il est mort quelques semaines après les premières représentations. C’est un opéra singspiel, ce qui signifie « pièce de théâtre chantée ». Cela explique la présence de didascalies, que M. Maute s’est appliqué à nous lire, ajoutant ainsi une touche humaine et personnelle au concert. Le reste des paroles des personnages apparaissait à l’écran au-dessus de la scène.
La flûte enchantée est une œuvre d’envergure, de près de 3 heures, (qui ont passé comme un instant) composée en 2 actes, dont chacun contient plusieurs numéros. D’un point de vue sémantique, symbolique et métaphorique, c’est une œuvre d’une extrême richesse.

En plus de l’orchestre Caprice et du chœur ArtChoral, le concert mettait en vedette 8 solistes. Dans le rôle de Tamino, le ténor Colin Ainsworth; dans celui de Pamina, la soprano Anna-Sophie Neher; dans celui de Papageno, le baryton Olivier Bergeron; dans celui de Sarastro, la basse Matthew Li; dans le rôle de Papagena, la soprano Catherine St-Arnaud; dans le rôle des 3 garçons, les sopranos et mezzo-soprano Janelle Lucyk, Len Torrie, Rosalie Lane-Lépine. Tous les solistes étaient vraiment excellents. En plus de leur voix juste et sublime, tous ces chanteurs exprimaient bien la personnalité de leur personnage. Ils faisaient rire l’auditoire à plusieurs reprises.
L’argument
La flûte enchantée est un opéra initiatique qui raconte la quête du prince Tamino pour délivrer la princesse Pamina et triompher des forces de l’obscurité. Cette œuvre mêle conte de fées, amour et symbolisme maçonnique.
Les deux personnages principaux, Tamino et Pamina réussiront à triompher de toutes les épreuves grâce à la flûte magique. Ainsi, le royaume de la Lumière et de la Sagesse triomphe sur les forces du mal.
En résumé…
Ce concert exceptionnel, mettant en scène une cinquantaine de musiciens et de chanteurs, a ravi les mélomanes, impressionnés par la direction du chef Matthias Maute, qui a relevé le défi de coordonner tous ces musiciens avec assurance et plaisir. Ce fut une joie pour tous!
Crédit photos : Tam photographies


